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LE QUOTIDIEN D'ERIC CHARLET

Mon quotidien de coureur à pied

Articles avec #recits de course catégorie

Semi-marathon du souvenir

Publié le 12 Novembre 2016 par Eric Charlet dans Récits de course

Voila, encore une participation au semi-marathon du souvenir. Le premier, je devais avoir 16 ans je crois. Et presque 30 ans après, j'ai toujours autant de plaisir à prendre le départ. C'est un peu LA course à laquelle chaque régional veut participer car on sait tous qu'il y aura du monde. Et ce monde nous connait. On sait qu'on va recevoir un paquet d'encouragements et, faut l'avouer, c'est vachement sympa ces encouragements. Bref, il ne faut pas décevoir et c'est l'occasion de montrer ce qu'on n'est "encore" capable de faire.

Enfin, 11h20, c'est le départ et on lâche les fauves. Je prends un départ assez raisonnable et j'essaie de ma caler vers les 4' au km. Le vent est à l'est, c'est rare sur la course et ça fausse un peu nos habitudes et notre manière de gérer le semi. passage au 7ème km, à la hutte, et je suis déjà un peu dans le dur. Je suis un peu trop rapide et le vent est 3/4 face. J'arrive au 9ème km et......bin je marche. Pas d'envie, je cherche si un coureur de "courir à Comines" arrive mais personne alors je repars. Passage au 10ème km en 39'30" et la remontée vers Ploegsteert exceptionnellement vent de dos. Je suis un peu mieux mais je me mets dans la tête que c'est peut-être le chant du signe et que toutes les lumières vont s'éteindre dans quelques km. Passage dans le bois, on ressort à la hutte. Un monde de dingue, je suis toujours a peu près dans le tempo et je pense également que je suis 3ème régional. 

15ème km, le fameux 15ème km. C'est la sortie du bois et c'est le moment où tu sais que ça va passer ou pas. Je sors donc du bois non sans mal mais je sais que le vent est de dos alors qu'habituellement on l'a de face à ce moment-là. Je passe ce fameux 15ème juste en dessous de l'heure. Depuis quelques km déjà je sais, au fond de mon esprit, que je vais tot ou tard exploser. Mais comme le vent est de dos, celui-ci repousse légèrement le moment fatidique. J'arrive à maintenir 4'05"/km jusqu'au 19ème km. 

Mais, je connais le parcours, et je sais que ce fameux vent, on va le prendre en pleine tronche pour rentrer. 2 bornes très, très, très longues. Cette église qu'on voit au loin et qui est le symbole de l'arrivée. Et bien, elle ne se rapproche pas. J'ai l'impression d'être collé sur la route. Je me fais doubler sans pouvoir répondre. Je rentre dans le village et lâche ce qu'il me reste en force pour allonger les jambes qui me semble être des bâtons de bois.

Je passe l'arrivée en 1h23'44". Enfin, j'en pouvais plus.  

Content d'en avoir fini avec ce semi. J'ai les jambes super douloureuses. Je pense que je paie l'accumulation des 2 derniers ultra ( 83km et 100km ) qu'on a, JB et moi, enchaîné depuis fin septembre. Mais je suis content, pas de préparation spécifique, seulement 3 semaines après Millau. Le chrono est plus que satisfaisant. Maintenant, place a un peu de repos. 2 semaines de coupure afin de recharger les batteries et de récupérer un peu.

 

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L'endurance trail des templiers

Publié le 23 Octobre 2016 par Eric Charlet dans Récits de course

Voila, encore un de fait, et pas le plus facile.

Vendredi matin, on prend ( JB et moi) le départ pour un trail de grosse renommée : L'endurance trail des templiers. Un 100 bornes avec 5000m de dénivelé positif. Tout un programme.

Bon, on prend le départ avec une préparation qui vaut ce qu'elle vaut....On sait que normalement on tiendra les 100 bornes mais le chrono ne sera pas forcément celui des grands jours. Enfin, on ne sait jamais. Sur ce type d'ultra, tout peut se passer en bien ou en mal. On va essayer de faire au mieux pour que cette longue journée se passe le mieux possible.

Bref, 4h15, grosse ambiance pour le départ, ça met des frissons. Et voila, on part queue de peloton comme d'habitude. Mauvais choix pour une fois, 1300 coureurs sur des monotraces, ça bouchonne méchamment. Dès qu'une difficulté apparaît, que ce soit en montée ou en descente, on se suit à la queue leu leu. Ca va être comme cela tout au long de la course, jusqu'à la dernière descente. Pas très gai et ça fausse un peu ton allure.

On arrive au 20ème km et j'ai déjà mal aux pattes. JB, par contre, tourne bien, je dois lui demander de mettre un cran de moins en marchant car j'ai des difficultés à suivre l'allure. Il a des jambes ce matin. 

Passage entre le 40 et le 50ème km me casse le moral car les sentiers sont très cassants en montée et surtout en descente. Impossible de descendre rapidement. Ces portions me flinguent mentalement. Je dois avoir absolument l'impression d'avancer, si c'est pas le cas, je m'enfonce. Bref, mental dans les baskets. 

Je patiente en attendant que ça revienne et c'est le cas  entre 55ème et le 80ème km, le terrain ressemble bien plus aux ardennes et cela me convient. On court pas mal et on remonte notre moyenne horaire. Passage au 76ème km en 13h tout rond. 5.7km/h de moyenne c'est pas mal car on vient d'enfiler près de 4000m positifs.

J'envisage même un chrono sous les 17h30 alors que mon pronostique prévoyait entre 18 et 20h. Bon, ça c'est sans connaître ce qui nous attendait après.

Le soir commence à tomber et on arrive au 85ème km, une descente de "dingue" nous attend pour arriver au 90ème km, ça glisse, c'est plein de caillasse et on se suit sans pouvoir doubler. Tout ce que j'aime, je m'énerve car je perds constamment l'équilibre et on n'avance plus. 

On arrive au 90ème km qui devait être un point d'eau avant d'attaquer la dernière montée qui se fait pratiquement à 4 pattes. On avait quasi plus rien à boire et, surprise, y'a pas de ravito. On attaque donc cette montée très très très pentue avec 2 gorgées d'eau dans les bidons. La nuit est déjà bien présente et je commence à bien cailler. Heureusement, des pompiers sont dans la montée et on leur prend un peu de flotte pour nos bidons.

93.7km, dernier ravito, j'en profite pour m'habiller un peu plus chaudement car il fait vraiment très froid. JB essaie de s'alimenter mais toute la bouffe fait un aller-retour vers l'extérieur.

Ca fait déjà 10 bornes qu'on galère, il est temps de se dire que le boulot a été fait, on ne va pas prendre de risque et on va finir tranquille en marchant. Y'a rien à gagner à finir comme des dératés. Ouai, sauf qu'on ne connaissait pas la dernière descente. J'avais vaguement vu sur le profil qu'elle "penchait" pas mal. Ouai, mais c'était pire en vrai. Une descente de nuit sur un terrain humide et hyper pentu, des marches de 50cm et des traileurs usés en file et bloqués derrière les plus fatigués. Toutes les conditions sont remplies pour me mettre de mauvaise humeur. Mais, c'est pas grave, on rentre, on ne va pas s'énerver pour rien. Et on a bien fait car tout compte fait, on est arrivé au bout et on l'a fini cet énorme trail.

18h33 dans ce magnifique cadre. des paysages à couper le souffle. Un terrain hyper technique mais on s'en doutait. Une météo au top, un peu frais sur le départ et l'arrivée mais le reste de la journée s'est passée sous un superbe soleil. Et un classement très honorable avec une 518 et 519ème sur 943 arrivants. Pour la petite histoire, il y a quand même 279 abandons.

Alors, on va oublier les quelques galères de la journée et se dire que c'était quand même vachement bien. 

 

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Ecotrail de Bruxelles

Publié le 25 Septembre 2016 par Eric Charlet dans Récits de course

Petit retour sur ce "trail" de Bruxelles. Un parcours plat de chez plat. Bon, on le savait mais c'est quand même un drôle de trail ( proche d'un 100 bornes sur route). On a l'habitude de beaucoup marcher quand on est dans les Ardennes et de relancer dans les descentes et sur le plat. Ici, on n'avait aucune raison de marcher, pas facile et surtout usant. Dans ce type de course, à un moment donné, tu débranches le cerveau et tu avances au train, sans forcer, en poussant juste assez pour que tu avances. On s'est donc calé à 8.5km/h, tout tranquille et on a laissé les kilomètres défiler. Ça a l'air facile quand on le dit mais sur chemin, c'est un peu plus long. Bref, on s'économise tout au long du parcours car nous savions que nous n'avions pas le kilométrage suffisant pour tenir un meilleur rythme. Bon, en même temps, c'est pas ce qu'on venait chercher et je dois dire qu'au bout de 30 bornes, j'en avais déjà un peu plein les pattes et il en restait 50. Voila, c'est fait, sans trop de douleur. Le contrat est rempli. Prochaine étape dans 1 mois avec les templiers.

82km en 10h32. Peu-être même 83 car on a un peu jardiné

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100km de Steenwerck 2016 - Record battu

Publié le 6 Mai 2016 par Eric Charlet dans Récits de course

7 ans, 7 ans que je n'étais pas revenu en tant que coureur sur cette course.

19h, c'est le départ. Comme je l'ai écrit précédemment, l'objectif était de tenir le plus longtemps à 11km/h, l'idéal étant 70km et je verrais ensuite. Le départ est bon mais je trouve que mon allure me semble une "bricole" trop rapide, je sens que cette allure de 5'25" et 5'30"/km ne me convient pas. En plus, j'ai ce cardio qui monte trop. Je constate que je suis toujours en train de surveiller cette foutue montre. Je décide de l'enlever au bout de 15 bornes pour faire ma course aux sensations. Je suis coureur depuis assez longtemps pour savoir comment courir sans devoir suivre une montre. Je préviens Patrice également que je ne veux pas d'info sur mes temps de passage. Bref, on fera ce 100 bornes à l'instinct.

Deuxième petit souci de début de course, pas d'envie. Mais alors quand je dis pas d'envie, c'est vraiment la cata. Au passage du 30ème km, je me pose même la question de l'abandon à la fin du premier "8" qui faisait 37 bornes. Là, il faut trouver les bons mots pour te relancer. Je me disais que tout allait bien, pas mal aux jambes, le souffle était bon. J'avais déjà eu des moments difficiles en course et on n'abandonne pas quand c'est juste la tête qui ne veut pas. Je passe donc à Steenwerck et repars rapidement pour attaquer la deuxième boucle. Je constate que les jambes "tournent" toutes seules, je suis bien, juste ce fichu moral qui ne remonte pas. Je sais aussi que dans ces moment-là, tout peut basculer très vite et tu peux remonter la pente sur un truc très anodin, faut juste attendre que ce truc arrive....attendre....attendre. Je pense que je l'ai attendu 40 bornes cette année.

Me voila donc dans mon deuxième "8" des 100km de Steenwerck. Passage au marathon, 3h56. Ok, je suis un peu en dessous de 11km/h mais ça va, je n'ai pas trop perdu.

50ème km, petit souci mais de taille quand même. Je n'ai plus faim, c'est bien normalement mais, là, c'est embêtant, si tu ne manges pas...tu t'arrêtes. Il faut se forcer à manger. Depuis le début, je ne me suis pratiquement pas arrêté, mais, maintenant, il va falloir s'arrêter une fois par heure pour essayer d'enfiler quelque chose. Je marche donc en mélangeant mon mini sandwich "confiture de fraise-rondelles de banane" avec ma boisson, histoire que tout descende et reste surtout car j'ai vraiment des difficultés à avaler. Ici, on n'écoute plus ses sensations car il faut manger pour avancer. Chose positive, le moral remonte.

Je termine le deuxième "8" à 10.3km/h de moyenne. C'est bon, il n'en reste plus que 1.

Super, j'arrive à Steenwerck et je retrouve Christophe et Ludo qui ont décidé de m'accompagner sur ces 30 derniers kilomètres. Je dis à Patrice que je vais tenir l'allure la plus rapide possible entre les ravitos ( soit tout les 5 bornes) et je m'alimenterai en pom'pot et boisson en marchant quelques mêtres seulement aux ravitos. Christophe me renseigne de temps en temps sur l'allure, on est calé à 5'40"/km. C'est tout bon mais il faut tenir, j'ai le souffle court car je force l'allure. Les arrêts ravitos sont très rapides pour perdre un minimum de temps. Passage au 80ème km et Patrice m'annonce 7h36, ok c'est bon je vais battre mon record mais, purée, moins de 9h30, ça serait pas mal quand même. Allez on relance, je suis vers les 5'30"/km mais arrivé au dernier ravito je dis qu'on va finir tranquille, le job est fait, je vais battre mon record et je veux finir bien. Je demande à Christophe pour qu'il surveille qu'on reste au-dessus des 10km/h et il ne reste que 7 bornes. Passage au 98ème km et Patrice m'annonce 9h18, c'est mort pour moins de 9h30 mais tant pis.Sauf qu'on double un gars qui à l'air d'être dans le même tour que moi alors je me relance, un peu fort, car on termine les 2 derniers kilomètres à 12km/h.

Je passe la ligne d'arrivée en 9h29'04", 4ème de la course du soir. A 2'30" du podium.

Je suis super content, j'ai tenu le coup alors que je n'avais plus la niaque, mon allure n'a pas trop faibli et je me suis bien battu. Cerise sur le gateau, je bats mon record de 8'.

J'en profite pour remercier tout ceux qui sont venus m'encourager. Patrice qui s'est tapé encore une fois 100km sur le vélo juste pour m'accompagner et être là même silencieusement quand ça ne va pas. Christophe et Ludo qui m'ont suivi sur le dernier "8". Ma famille ( mes parents, Maud, les enfants) qui sont restés réveillés toute la nuit juste pour me voir quelques secondes. Tout les amis que j'ai retrouvés sur le circuit ou à Steenwerck. Vous ne pouvez même pas vous imaginer ce que ça fait comme bien de vous voir. 2km avant d'arriver on est déjà mieux car on sait qu'on va voir du monde. C'est top, merci encore à tous.

Quelques chiffres maintenant :

Premier "8" - 37,14km - 3h26 - 10.79km/h

Deuxième "8" - 68.57km - 6h29 - 10.55km/h

Troisième "8" - 100km - 9h29 - 10.52km/h

Maintenant, je vais me prendre quelques jours de repos car tout est douloureux, il faut du temps après un 100km pour se retaper.

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6h de Loos

Publié le 20 Mars 2016 par Eric Charlet dans Récits de course

Bon, pas tout à fait 6h mais plutôt 4h56.

Dimanche matin, direction Loos pour participer aux 6h. Course en circuit de 1.5km dans un parc à faire en solo ou en relais.

Je trouve que ce 6h est un peu loin des 100km de Steenwerck car il reste plus de 6 semaines. J'aurais préféré cette course dans 2 ou 3 semaines mais c'est comme cela.

Donc, je suis au départ, pas super motivé. Je pars pour prendre le rythme 100 bornes et tenir le plus longtemps possible. Mais, ce circuit de 1.5km qui tourne pas mal me promet une sortie très longue. Bref, la motivation est très loin dans mon esprit.

10h, départ et je me cale à 11.2km/h, pas mal de monde et il faut quelques kilomètres pour que le peloton s'étire. Au bout d'une demi-heure, je me fais déjà doubler par les premiers. Incroyable, il sont sur une base de 84km sur le 6h.

Donc, sur la première heure, je double et me fais doubler par des coureurs. Je me retrouve au bout de 10 bornes avec le deuxième féminine. Après discussion, elle me dit qu'elle a prévu 11.2km/h. Nickel, c'est ce que j'ai programmé, on décide de rester ensemble et on fera un long moment de la course ensemble ( 45km). Jusqu'à ce que j'arrête.

Donc, on tourne en rond pendant des kilomètres et des kilomètres. Il faut avouer qu'au bout d'un moment, on ne s'aperçoit plus qu'on tourne sur un petit circuit. La seule chose que je ne connaissais pas en solo, c'est ce chrono. Habituellement, si vous allez plus vite que les autres, vous arrivez plus vite. Et bien, c'est pas le cas sur ce type d'épreuve. Il y a un énorme chrono sur lequel vous voyez qu'il n'y a que 8'30" qui passent entre chaque tour. Super long.

Passage au marathon en 3h46'. Je suis dans les temps mais je commence à l'avoir un peu dur. Content de ne pas être seul mais cette deuxième féminine est impressionnante, un métronome. D'habitude, c'est moi qui imprime le tempo mais, ici, je me laisse conduire.

Arrivé vers le 50ème kilomètre, je commence à en avoir marre et je dois forcer pour maintenir le rythme. Je me dis que ce n'est pas cette course qui est l'objectif et je dois arriver à récupérer rapidement alors, je décide que "l'entrainement" a assez duré, que je vais tirer jusqu'à 5h de course et je laisserai mon accompagnatrice terminer la dernière heure seule.

Je coupe le chrono après 4h56 et 54.5km. 11km/h de moyenne. Très bien, je suis content. J'arrête alors que je suis encore bien et cela me permettra de récupérer plus rapidement. Je pense qu'en continuant, j'aurai passé les 66km mais ça ne servait à rien.

Voila, une semaine de 80km ce qui monte mon compteur du mois à 220km. Un peu de récup lundi et mardi est je reprends mercredi soir.

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